EDITO

(...) Beaucoup d’encre a coulé déjà au sujet des Kennedy mais bizarrement le théâtre ne s’est guère intéressé à ces héros tragiques. Me concentrant sur les deux frères John et Bobby, j’avais envie de surprendre leurs conversations ce fameux soir où 15 000 démocrates ont fêté l’anniversaire de JFK en mai 1962 dans un hôtel de New York, ce fameux soir où Marylin Monroe, ivre morte, nue sous une robe moulante, chantonne un « Happy Birthday » entré dans la légende. J’imagine les deux frères dans une suite de cet hôtel et je me glisse dans les secrets les plus inavouables de cette famille. La Grande Histoire et les petites histoires se mêlent et nous découvrons peu à peu un JFK très éloigné de l’image que nous avions de lui. La part de l’ombre est immense chez cet homme qui a fait rêver les femmes du monde entier, et qui détient un secret terrifiant qui lui coûtera la vie. La tragédie est en marche… Ces deux hommes n’ont plus beaucoup de temps à vivre. Ils l’ignorent ou peut-être le pressentent-ils, mais tout en sachant que leurs ennemis sont nombreux et se tiennent en embuscade, ils ne renoncent pas à leur quête de pouvoir. JFK veut mourir en héros. Atteint d’une grave maladie dégénérative, il sait qu’il terminera comme Roosevelt en chaise roulante. Il refuse de donner cette image au monde et à ses enfants. Un Kennedy ne se plaint pas, un Kennedy ne pleure pas, un Kennedy ne se montre pas diminué. (...)
Thierry Debroux, auteur.
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