J’ai des doutes

A VOIR PROCHAINEMENT

du 24 au 28 Novembre 2020 au Centre Culturel d’Ottignies LLN dans le cadre de la saison de l’Atelier Théâtre Jean Vilar
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Présentation du spectacle
François Morel-Raymond Devos, Raymond Devos-François Morel, et la boucle est bouclée à double tour !
Car la nouvelle création du comédien emprunte à l’illustre artiste le titre de l’un de ses fameux sketches où il interroge l’univers, la folie de l’existence, l’incommunicabilité avec son talent inégalé. Fasciné par ce grand clown au « grain de folie capable d’enrayer la mécanique bien huilée de la logique, de la réalité, du quotidien », François Morel s’est plongé corps et âme dans sa prose pour inventer un spectacle musical en son hommage. Son tact pour évoquer « cet amour de jeunesse », son plaisir du verbe et sa propension à flirter avec la poésie sonnent comme une promesse d’un temps suspendu. S’il resta le souffle coupé devant cet homme en apesanteur, gageons que ses mots accompagnés au piano par Antoine Sahler donneront le vertige. Le charme de ce duo inséparable opèrera dans ce trio rêvé, comme il opéra déjà dans La Vie (titre provisoire) et Hyacinthe et Rose.
©Marie Godfrin-Guidicelli
François Morel a été récompensé pour son interprétation de J’ai des doutes du Molière 2019 du comédien d’un spectacle de théâtre public.

EN TOURNÉE – SAISON 2020-2021

Novembre 2020 – Dates et tarifs sur demande


Genre : Humour, Théâtre
Auteur : spectacle de François Morel sur des textes de Raymond Devos
Distribution : François Morel, Antoine Sahler
Production : Commande de Jeanine Roze Production pour les Concerts du Dimanche Matin
Co-Production : Les Productions de l’Explorateur, Châteauvallon, Scène Nationale et La Coursive, Scène Nationale de la Rochelle
Mise en scène : François Morel
Lumières : Alain Paradis
Musique : Antoine Sahler
Marionnettiste : Compagnie Blick Théâtre
Son : Camille Urvoy
Durée : 75

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Saisons

2020-2021
Novembre 2020 – Dates et tarifs sur demande

2019-2020


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Lu dans la presse

Entretien avec Le Télégramme de Vannes – septembre 2016
Vous présentez ce soir une nouvelle création, intitulée « J’ai des doutes », des lectures de textes de Raymond Devos. Mais avant d’être votre spectacle, c’est aussi un titre de sketch de Devos ?
Un sketch que j’adore. Le personnage de Raymond Devos a des doutes. Il interroge l’univers, la vie, la mort, l’incommunicabilité. Il parle de tous les grands thèmes de son époque ; aujourd’hui, il aurait sûrement parlé d’Internet et des Pokémons. À l’époque, il parlait de la télé, des voitures… Il a un regard un peu halluciné sur le monde qui l’entoure.
Comment vous est venue l’idée de proposer ces lectures ?
L’idée nous a été soufflée par Jeanine Roze, qui est une productrice de spectacles classiques. Elle nous a proposé de rendre hommage à Raymond Devos qui est mort il y a dix ans tout juste (le 15 juin 2006, NDLR). La question s’est posée : de quelle manière le faire ? Alors on s’est plongé dans ses textes pour préparer une lecture-spectacle.
Et ça vous parle, le Raymond Devos ?
Devos, c’est un amour de jeunesse. Je me souviens l’avoir vu à Caen, à la fin des années 70. J’avais pris mon billet pour le premier soir et je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de contrôle à l’entracte. Du coup, j’ai vu au moins trois fois la deuxième partie. Je me glissais parmi les spectateurs et je m’asseyais sur les marches, près de la scène. J’avais trouvé ça vraiment merveilleux. C’était un grand homme de spectacle, alors qu’on a tendance à ne retenir que ses jeux de mots. Un grand clown, physiquement impressionnant sur scène, mais capable d’une légèreté absolue.
Vous l’avez connu personnellement ?
Un tout petit peu. Je l’avais rencontré quand il était venu dans l’émission « Le fou du roi », de Stéphane Bern. J’avais fait une chronique où j’imaginais la rencontre entre Dieu et Devos. Et ça lui avait plu parce que sa femme, qui était sa productrice, m’avait appelé quelques jours après pour que je vienne rejouer ce billet pour ses 80 ans, dans une émission télé.
Ce spectacle « J’ai des doutes », vous ne l’avez encore jamais joué. C’est donc une petite exclu offerte au public, ce mercredi ?
Ah totalement. Pour l’instant, il n’y a que trois représentations de prévues : deux demain soir (ce mercredi) et une au Théâtre des Champs-Elysées le 25 septembre. Une lecture-spectacle, c’est une forme assez modeste. C’est avant tout un plaisir de se plonger dans les textes de Devos. Il y a des choses qu’il a écrites qui sont proches des chroniques (sur France Inter, tous les vendredis à 8 h 55). J’aime le fait qu’il soit assez hors du temps, il ne parle pas forcément des hommes politiques de son époque, il parle plus généralement de l’absurdité du monde. Y a beaucoup de textes qui n’ont pas vieilli.
Vous avez fait du cinéma, de la télé, de la radio, du théâtre, de la musique… Mais à vous aussi, vous arrive-t-il d’avoir encore des doutes ?
J’ai toujours des doutes quand j’entre sur un plateau. J’ai des doutes sur ma capacité à partager des émotions parce ce que c’est ce dont j’ai envie. J’ai envie que les gens puissent être émus, puissent rire de temps en temps et puissent passer un bon moment. C’est comme quelqu’un qui invite des gens chez lui pour un dîner. J’espère qu’il a des doutes parce que s’il pense que tout est gagné d’avance, il ne va pas faire attention à son poulet et les frites vont être trop cuites. Ce serait dommage, non ?

Lire les commentaires

« Raymond Devos, Mesdames et Messieurs, est un miracle qui est apparu, singulier, sur la scène du music-hall français.
Il ne ressemblait à personne. Personne, plus jamais, ne lui ressemblera. C’est comme ça. Il faut se faire une raison. Même si on n’est pas obligé… de se faire une raison. Il est plus opportun en évoquant Devos de se faire une folie. Un grain de folie capable d’enrayer la mécanique bien huilée de la logique, de la réalité, du quotidien. Ceux qui l’ont vu s’en souviennent : Raymond Devos fut un phénomène rare. Comme les arcs-en-ciel de feu circulaire, comme les colonnes de lumière, comme les vents d’incendie, comme les nuages lenticulaires, il a surgi, miraculeux et mystérieux, derrière un rideau rouge qui s’ouvrait sur l’imaginaire. On n’avait jamais vu ça ! Et, devant cet homme en apesanteur, on avait le souffle coupé. »
François Morel – mai 2016
Spectacle créé en mai 2018 à La Coursive, Scène Nationale de la Rochelle

« Quelle belle idée, leurs univers étaient fait pour se rencontrer.
J’ai eu le plaisir d’assister en décembre dernier en avant-première à la « lecture spectacle» de ce projet, déjà bien abouti et qui est devenu réalité aujourd’hui, ce fut un éblouissement.
Certains d’entre vous le savent peut-être, à l’époque de l’ADAC j’ai accueilli Raymond Devos à de nombreuses reprises sur nos scènes belges, son histoire avec notre pays fut fidèle et fertile. L’humour et la poésie
Il n’y a pas de hasard, si je vous propose depuis plusieurs années les spectacles de François Morel, c’est peut-être parce que leur filiation m’apparait comme une évidence.
Ce spectacle est un mélange de textes de Raymond Devos et de mise en musique de certains d’entre eux, accompagné par son fidèle pianiste Antoine Salher, comme pour rappeler son illustre prédécesseur.»
Alain Leempoel