La dame à la camionnette

A VOIR PROCHAINEMENT

Les représentations initialement prévues au mois de décembre à Wolubilis (Bruxelles) sont reportées à des dates ultérieures, conformément aux mesures gouvernementales suite à la crise sanitaire.
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Présentation du spectacle
Un récit d’une grande humanité qui croque avec humour les travers de la société britannique contemporaine.
Londres, début des années 70.
Le dramaturge Alan Bennett s’installe dans le coquet quartier de Camden Town. C’est là qu’il voit débarquer une vieille dame en guenilles, qui semble habiter dans sa camionnette. Miss Shepherd demande à Bennett si elle peut garer son « van » dans sa courette, devant sa maison. Bennett, trop poli pour refuser, acquiesce, croyant que cela va durer deux ou trois semaines… L’occupation des lieux va durer quinze ans. Des années pendant lesquelles l’écrivain tente de percer le mystère de cette femme, à la fois acariâtre et pieuse, désagréable et cultivée.
Un brin mythomane, sans doute, Miss Shepherd prétend avoir étudié le piano à Paris. Fantasque, malgré son grand âge, elle décide de repeindre son van en jaune criard.
Mauvais goût ou celui de la provocation ?
Autoritaire, capricieuse, Miss Shepherd vit dans un monde à part où la musique est une souffrance, la Vierge Marie, un secours, et la persécution des bonnes âmes qui veulent bien s’intéresser à elle, un hobby. Elle exploite sans vergogne ni reconnaissance la culpabilité d’un voisinage qui ne rêve que de la voir partir.
Devenue néanmoins une figure dans le quartier, par esprit de « famille » les habitants ne manque pas de lui faire des petits cadeaux.
Entre disputes, extravagances et situations drolatiques, la dame à la camionnette n’épargne rien à son hôte ni au spectateur. Bennett, en excellent conteur, saisit leur duo et livre, au-delà des anecdotes, un tableau très juste du Londres des années ‘70 et ‘80, de sa bourgeoisie progressiste et de ses exclus.

Spectacle monté autour de Jacqueline Bir afin de saluer publiquement sa magnifique carrière et son immense talent.
Il fallait une comédienne de démesure pour interpréter ce rôle, Maggie Smith y mis tout son génie tant au théâtre qu’au cinéma.
Ici, Jacqueline Bir est apparue comme une évidence.
D’abord par son parcours théâtral similaire à celui de Maggie Smith et parce que la profession doit pouvoir rendre hommage à des acteurs rares en leur offrant des rôles à la hauteur de leur carrière.

EN TOURNÉE – SAISON 2021-2022

SOUS RESERVE DE MODIFICATION : Novembre 2021 – Dates et tarifs sur demande


Genre : Théâtre
Auteur : Alan Bennett
Adaptation française et mise en scène : Alain Leempoel
Traduction française : Danielle De Boeck
Distribution : Jacqueline Bir, Bernard Cogniaux, Patrick Donnay, Frederik Haugness et Isabelle Paternotte
Production : Panache Diffusion, Wolubilis, Le Théâtre de Liège et Le Théâtre de Namur
Scénographie, décor, accessoires et costumes : Ronald Beurms
Durée : en création


DOSSIER DE PRESSE

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Saisons

2021-2022
SOUS RESERVE DE MODIFICATION : Novembre 2021 – Dates et tarifs sur demande

2020-2021
DATES REPORTEES : Création mondiale en langue française INITIALEMENT PREVUE du 17 décembre 2020 au 8 janvier 2021 à Wolubilis (Bruxelles) et du 12 janvier au 16 janvier 2021 au Théâtre de Liège.


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Spectacle monté autour de Jacqueline Bir afin de saluer publiquement sa magnifique carrière et son immense talent.

Leçon de vie
Le clochard est souvent un philosophe, un sage même… Bien sûr, il fascine et effraye le bourgeois comme le plus fameux d’entre eux, Charlot. On peut citer aussi le tonitruant Boudu (Michel Simon 1932) que Jean Renoir sauva des eaux pour le mettre entre les pattes d’une famille propre sur elle que le bougre barbu, pouilleux et obscène, anar mais profiteur, allait s’empresser de faire exploser… Dans la belle galerie des clodos, Boudu est désormais rejoint par une certaine Miss Shepherd. Elle aussi, a un caractère de chien !
Il fallait une comédienne de démesure pour interpréter ce rôle, Maggie Smith y mis tout son génie tant au théâtre qu’au cinéma.
Ici, Jacqueline Bir est apparue comme une évidence.
D’abord par son parcours théâtral similaire à celui de Maggie Smith et parce que la profession doit pouvoir rendre hommage à des acteurs rares en leur offrant des rôles à la hauteur de leur carrière.

Dédoublement
Après avoir brossé le portrait de Miss Shepherd, l’auteur s’intéresse à ce Bennett qui se dédouble, sur scène, entre « celui qui écrit » et « celui qui vit » pour approcher l’acte de création. Remarquable théâtralité que ce dédoublement de personnage face à l’originalité et l’irrationnalité de cette vieille, jugée folle. Car Bennett réalise que l’on ne projette pas dans l’écriture celui que l’on pense être mais que c’est en écrivant que l’on découvre qui l’on est. Voici un texte de la fin du 20ème siècle, inconnu en français, photographiant avec humour et précision les travers individualistes et opprimants de notre société occidentale.
Miss Shepherd est “différente” donc jugée, stigmatisée mais a-t-elle tort de s’inscrire en paria de notre société ?
Allan Bennett (et son double), célébrité tout en retenue dans ces inclinations sentimentales par peur du jugement…. de sa mère et de l’époque.
Les huit autres personnages de la pièce, galerie de portraits parfaitement colorés, seront interprétés par 2 ou 3 comédiens protéiformes.

Humour et poésie
Ce conte moderne nous rappelle qu’en société, l’autre existe au même titre que nous, avec ses différences, son éducation, ses croyances, ses certitudes, ses angoisses et que vivre ensemble nécessite pour commencer, des efforts sur soi-même.
De l’incompréhension nait l’humour, de la beauté des sentiments nait la poésie. Cette confrontation Shepherd/Bennett, nous permettra en bon voyeur que nous sommes, de savoir si l’évasion individuelle ne prend pas le pas sur la société rassurante ?